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Le mot du Président

essaiDans un monde de plus en plus ouvert et complexe, nos concitoyens attendent des actions publiques qu’elles soient plus efficaces, mais aussi plus compréhensibles. Et ils nous demandent d’y contribuer. Il nous faut donc davantage prendre en compte la complexité de l’action publique, éclairer le rôle de ses multiples acteurs, et nourrir le débat public. C’est le défi de l’évaluation.

 

L’évaluation se distingue de nos métiers traditionnels : contrôler la régularité, mesurer la performance, apporter notre expertise à l’amélioration de la gestion. Elle ne se confond pas avec l’audit de performance. Elle le prolonge et le complète, car elle seule permet d’appréhender des politiques publiques complexes, d’expliquer le pourquoi de leur réussite ou de leur échec, d’identifier leurs objectifs et de comprendre leur mise en œuvre.


La pratique de l’évaluation nous demande des adaptations, dans notre organisation, dans nos méthodes, dans notre culture même. Evaluer des actions publiques complexes impose une méthodologie rigoureuse, l’écoute des parties prenantes, un recours accru à une expertise plurielle.

Le groupe de travail sur l’évaluation de programme est là pour aider les ISC à relever ce défi. Ce site y contribuera, je l'espère. Il a pour objet de faciliter les échanges et la circulation des bonnes pratiques, de recueillir vos contributions et vos conseils, et de fournir des liens utiles vers la communauté internationale de l’évaluation. Je compte sur votre contribution à tous pour l’enrichir, afin qu’il devienne un outil vivant et utile du développement de l’évaluation au sein des ISC.

L’évaluation ne nous fait pas changer de métier, bien au contraire. Elle peut donner plus de cohérence et de sens à la mission que nous accomplissons au service des citoyens : rendre les actions publiques plus efficaces, plus lisibles et plus justes.

Didier Migaud, Premier président de la Cour des comptes
Président du groupe de travail sur l’évaluation de programme